Jeu-Vidéo

Spyro

Cela fait un certain temps que je n’ai pas écrit et je pense qu’il était temps que je m’y remette. Je reprends doucement avec un jeu-vidéo auquel j’ai joué il y a peu : Spyro. Mais je ne parle pas de celui sorti sur Playstation One. J’ai joué à Reignited Trilogy qui n’est rien de moins qu’un remake des trois jeux du même nom.

C’est propre

J’ai surtout joué au premier Spyro. C’est pourquoi je vais parler de celui-ci essentiellement même si je risque de digresser sur les deux suites.

Graphiquement, c’est beau. La direction artistique du jeu des années 90 est respectée et améliorée. L’esprit cartoonesque est bien représenté et les couleurs légèrement saturées rendent un aspect chaleureux à l’ensemble. Les effets de lumières sont plutôt bien faits. Les différents monde ont tous des particularités qui vont faire reculer la lassitude. C’est simple, c’est propre, c’est efficace.

Facile mais…

L’histoire est assez simple mais elle n’est jamais réellement le propos dans ce genre de jeu. Cela peut-être je pense une très bonne introduction au jeu vidéo pour de nouveaux jeunes joueurs, l’histoire jouant sur des ressorts classiques mais pas dénués de sens. Le scénario est donc simple mais n’est pas une contrainte car le joueur est assez libre de ses mouvements, il peut faire des allers-retours entre les niveaux et n’est pas forcément obligé de tout faire.

Le gameplay est simple, voir très simple et c’est vrai que les déplacements sont un peu rigides. Cela fait le charme du jeu mais cela n’en reste pas moins un défaut qui pourra en rebuter plus d’un. Le jeu reste relativement facile d’autre part mais quelques pics de difficulté pourront se présenter ici et là. Rien d’insurmontable toutefois. Le jeu se termine assez rapidement, du moins si nous ne visons pas les 100%.

…La manière de jouer à changé

J’ai été frappé par un détail en jouant au premier Spyro. Le jeu commence directement sans tutoriel et nous lance dans l’aventure sans aucune réelle information hormis que nous devons libérer tous les dragons. Ce jeu ne nous prend pas du tout par la main au commencement et je me suis retrouvé à essayer toutes les combinaisons de touches possible. C’est un détail, certes, mais qui est loin d’être négligeable quand en 2021, le jeu vidéo veut nous guider sans cesse, veut nous empêcher d’être frustré.

Un moment m’a vraiment marqué et m’a mis en difficulté. Dans la niveau de la cime des arbres, il y a un dragon à sauver qui nécessite de passer par un long chemin impliquant plusieurs supercharges et plusieurs sauts. Le problème se situe principalement dans le fait que le chemin n’est pas du tout indiqué et un saut en particulier demande de faire quasiment demi-tour, ce qui est totalement contre-intuitif. Moi qui joue au jeu-vidéo depuis les années 2000, ai mis plusieurs jours à trouver la solution. Cette habitude que j’avais de toujours être guidé dans le jeu-vidéo par des flèches, par des marqueurs s’était véritablement ancrée en moi au point de faire de certaines idées une impossibilité de par mon expérience de jeu. Regardez les vingt premières secondes de cette vidéo:

Il y a un grand nombre de sauts, nous finissons à contre-sens et rien à part le tremplin n’indique la marche à suivre. Au bout d’un moment, je me suis même demandé si c’était faisable, tellement j’avais essayé, tellement j’étais mort un nombre incalculable de fois. Je me suis remis en question. J’ai remis en cause les mécanismes de ma pensée, comment se structurait un jeu vidéo. La diégèse que j’imaginais de ce jeu n’était en fait qu’une vérité partielle. J’ai fini par trouver le chemin et je dois vous avouer que cela m’a fait du bien. J’ai l’habitude de jouer en mode difficile dans les jeux donc la frustration ne me dérange pas et est même normale dans un processus de progression dans un jeu. Mais cela faisait tellement longtemps que je n’avais pas bloqué sur une « énigme » (la dernière qui m’a bloqué c’était Prince of Persia: les Sables du Temps mais j’étais un enfant quand j’y avais joué, j’avais d’ailleurs trouvé la solution par hasard) que je ne me souvenais pas de cette manière de réfléchir. Etre capable de remettre en cause l’image même que nous nous faisons d’un univers, cela ne peut venir à nous naturellement. Mais une fois que cette réflexion finit par arriver, nous pouvons parler d’un « level-up ».

Conclusion

Spyro est un jeu fort sympathique où nous ne nous prenons pas la tête. Il est une parfaite introduction pour des nouveaux joueurs qui veulent découvrir les mécaniques d’un jeu-vidéo et le nombre de commandes augmentant au fur et à mesure des suites permet au joueur d’avoir une bonne courbe de progression. Il peut-être répétitif mais les nombreux univers et personnage haut-en-couleur vont venir pallier à cela. J’ai bien aimé car le premier Spyro surtout a remis en question ma façon de jouer. Du reste, il est un jeu simple mais efficace qui se joue de façon optimale lorsque nous visons les 100% de niveaux terminés, un objectif atteignable dans ce jeu qui ne fait pas d’abus d’objets à collecter. En bref, un jeu simple.

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